30.05.2008

J'ai été bien élévée mais je mens beaucoup.

C'est pas beau de mentir, je le sais. Mais parfois, c'est nécessaire, pour le bien des autres, pour le mien...

 

Je mens à PHDMV, il ne sait pas que je bloggue à nouveau. Pour lui ma vie virtuelle est derrière moi et je n'en ai plus besoin. Je lui cacherai jusqu'a ce que ma psychothérapie en ligne soit achevée et réussie... Comprendrai-t-il que je ne peux pas lui parler de tout aussi facilement? C'est mon ami, mon amant, mon compagnon, mais je ne peux pas lui parler comme mes pensées sortent. Pourtant je peux lui parler de tout, même si j'ai du mal à parler en réalité. j'ai une sorte de blocage autiste qui fait que je me ferme comme une huitre. On commence à parler, je dis deux mots, et c'est tout. Je continuerai à blogguer de mon travail (et tant pis pour les tarifs de connexion hors intranet), entre deux clients. Puisqu'en plus, c'est mon travail qui me cause des soucis, au moins, je décompresse.

 

Je mens à mes parents, ils ne savent pas que j'ai fait de la moto avec PHDMV, deux weekend de suite, et que c'était cool, et que j'y retroune dès qu'il fait beau. Comment dire à des gens dont un de leur fils est paraplégique suite à un accident de moto, que leur fille et leur gendre s'amusent à courir le même risque quand il fait beau? Evidemment, on peut considerer qu'il y a un risuqe dans tout, sur la route en voiture, à pied, un accident, c'est un accident, ca arrive. Sauf que j'aimerai leur dire que ça m'amuse. Que c'est plutôt cool comme activité, que j'ai acheté de l'équipement tout comme il faut.. mais bon.... Tant que mon frère ne marchera pas, je continuerai à mentir...

 

Je mens à tout le monde, quand on me demande si ça va. Je répond oui, je me réjoui quand quelqu'un a une bonne nouvelle. Oui pour de vrai, mais ensuite quand j'ai le temps, je pense à moi qui n'ai pas ce que les autres ont, qui ne suis pas les autres et qui n'ai pas forcément la même chance.

 

C'est une habitude à prendre, sourire en surface, souffrir en profondeur...

09.05.2008

Depuis combien de temps?

Si je me tiens à une note par semaine, ca sera du beau... et ca me fera du bien...

 

Depuis combien de temps je ne suis plus moi même?

Est-ce quand mon frère est devenu paraplégique?

Quand j'ai changé d'agence?

Quand j'ai arrêté d'écrire?

Quand ma collègue est tombée enceinte?

Quand ma copine est tombée enceinte?

Quand ma belle soeur est tombée enceinte?

Quand ma collègue plus jeune et moins commerciale que moi a eu un poste plus interressant?

Quand j'ai appris pour la sclérose en plaque de mon père?

 

Oui, toutes ces choses sont bien différentes... et pourtant, toutes affectent ma vie, ma vision des choses et de moi-même....

Et aujourd'hui, tout à tellement changé que je bloggue à nouveau.

J'ai eu le temps de faire une analyse du monde des bloggeurs, en discutant avec des amis, en pesant le pour et le contre de revenir dans cet univers. Durant mon absece d'écriture, j'ai tout de même continué à lire ma blog roll, et d'autres, à droite, à gauche, me laissant porter par des liens...

Et finalement, je ne suis pas la seule à avoir deserté les lieux, les trois-quart de ma blog-roll ont arreté d'écrire.. manque de temps? d'envie? d'inspiration? ou phénomène de société?

Et puis d'abord, pourquoi a-t-on commencé a écrire? Moi, j'ai commencé parce que tout le monde en parlait, tout le monde avait un blog, et que j'aimais (j'aime...) écrire, que j'avais (j'ai tjs) des choses à dire. Un blog, ce n'était pas pour faire parler de moi, pas pour me créer une petite notoriété virtuelle. Juste pour raconter autrement qu'avec une feuille et un crayon ce que je vivais, pour extérioriser et me permettre un nouveau regard sur ma vie.

En écrivant les choses que je vivais, même les plus insignifiantes, j'écrivais mes aventures, je devenais une héroïne de ma propre banalité, moi, en mieux. Quelque part, grâçe à ça, je devenais quelqu'un, j'étais Pimprenelle, on me trouvait drôle ou touchante, j'étais libre d'une certaine manière.

Ensuite, je me suis sentie en cage, enfermé dans mon rôle, enfermée par mes lecteurs car j'avais trop donné mon adresse à mes proches, et ma vie rêvée était devenue une vie morne et sans joie. La joie qu'on peut avoir à chaparder un bonbon étant enfant, c'était ce que je ressentait en écrivant, avant. Je l'ai quelque peu retrouvé en verrouillant mon blog, puis reperdu, de la même manière...

 

Est-ce que pour tout le monde ça a été pareil, une envie, puis plus d'envie? Certains ont écrit une lettre d'au revoir avant d'arrêter, en expliquant pourquoi, d'autres ont d'abord essayé un autre style, effacé, recommencé et a nouveau arrêté, sans explications... Peut être se sont-ils trouvés dans leurs essais? Alors moi je recommence pour me trouver, je cherche un autre style, je vais moins raconter ma vie dans le détail et plus analyser. Peut être qu'un jour, j'arrêterai ces écritures et enfin, je serai heureuse, libérée du poids des mots, des pensées...

 

Peut être qu'un jour tout sera fini...   

 

 

22.04.2008

Où je me suis perdue

En espérant cette fois ne pas me perdre au milieu de mes reflexions, je vais tenter de mettre bon ordre dans ce qui me sert de pensées.

 

Et surtout je vais revenir à mon sujet favori, enfin surtout le sujet chronophage de ma vie, j'ai nommé MJ, évidemment.

Son physique n'a aucune importance pour cerner le personnage à mon sens, a moins ce que ne soit une explication de son amertume. Il faut savoir que je suis obligée de travailler en contact direct avec cette femme, côte a côte, derrière un guichet. Elle est à ma gauche, je suis à sa droite. Nous partageons le même scanner, la même poubelle, les mêmes clients, le même air vicié.  Il m'est rarement possible de m'échapper loin d'elle, c'est pour ça que quelque part, je continue à fumer. Quelques minutes loin d'elle, au calme relatif des bruits de la cité, mais dehors, là où elle ne vient pas, là où elle n'existe pas. Deux pauses de 5 minutes matin et après midi, si je peux, loin d'elle.

 

L'enfer ce n'est pas les autres, l'enfer c'est elle. Son mauvais esprit s'est insinué dans le mien, sa haine et son dégout pour les autres et le monde qui l'entoure me rongent de l'interieur, comme par effet de miroir.

 

Tout est toujours de la faute des autres.

Il n'y a qu'elle qui sache bien faire.

Son avis est le bon.

Et toi, misérable petite pimbêche, tu ne connais rien, tu n'a rien à dire, d'ailleurs si tu parles, tu as tort.

 

Au bout d'un certain temps, ce genre de rengaine fini par faire son effet et me pourri comme une gangrène invisible. Au final, je suis nulle, mauvaise et incapable. Sans que ce soit vrai, mais je le ressens. Comme un vampire elle a sucé toute parcelle de fierté en moi.

Passer mon diplôme? "c'est bien d'avoir de l'ambition mais ca ne sert à rien, ici, rien ne paye, en plus tu va trop vite et tu n'y connais rien"

Aller bosser sur un dossier dans un autre bureau? "les filles ne sont jamais là, j'ai trop de travail, je fais tout, je m'en sors pas"

Lui faire une remarque? "allô mme la DRH? la jeune pimbêche a osé me parler sur un ton inconvenant"

 

Bon. Que faire? Comment supporter quand c'est inssuportable? comment survivre sans l'énergie du desespoir? De sa simple fréquentation, toute ma vie est remise en cause, tout mon équilibre est compromis, je suis au fond d'un trou qui n'a pas de fond....